Retour sur l’assemblée générale du 14 février 2019

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Retour sur l’assemblée générale du 14 février 2019

Le 14 Février 2019 fut une date importante pour l’histoire de l’APMAL. En effet, une assemblée générale extraordinaire a pris place dans les locaux de l’association afin de traiter de trois points importants

  • Adoption de la nouvelle charte;
  • Nomination au comité de vérification ;
  • Adoption d’une position relative aux stages pour les étudiants internationaux.

 

Les discussions furent énergiques et les points de vue variés. Cette richesse observée chez nos membres nous a permis de conclure cette assemblée sur une note plus que positive!

Adoption de la nouvelle charte

Le 7 et le 14 février furent deux dates de consultation des membres en vue de l’adoption de ce qui était le fruit de nombreuses heures de travail. Suite à de nombreux débats forts instructifs et stimulants pour l’association, la charte fut adoptée avec 96% des membres en faveur de celle-ci. Cette charte est un avancement majeur par rapport à l’ancienne charte et fait état d’un progrès important de la façon dont les choses sont gérées à l’association. Visant à apporter un cadre plus adapté à la réalité de l’APMAL, elle permettra de stimuler davantage l’implication entre les murs de la Faculté des sciences de l’administration !

Comité de vérification

Tel que stipulé à l’article 15 de notre nouvelle charte, un comité de vérification formé de membres suivants :

– Carl Lavoie;

– Marthe Bolihe;

– Julien Bezombes;

– Un représentant(e) de l’AEDIAH.

 

Les membres de ce comité resteront en poste jusqu’à l’assemblée générale annuelle qui aura lieu entre le 20 mars et le 15 avril. À ce moment, de nouvelles candidatures pourront être acheminées aux membres. Le mandat des gens nommés à l’assemblée générale annuelle sera d’une durée de un (1) an.

Position de l’APMAL sur les stages

Une grande partie des membres de l’APMAL est formée d’étudiants internationaux qui ont fait le choix de venir enrichir leur avenir entre les murs de l’Université Laval. Le choix de l’université s’est arrêté à notre belle ville en raison de l’image positive transmise par l’Université Laval. Ces étudiants sont déterminés à progresser et à se dépasser et il est du devoir de l’association de les accompagner tout au long de ce processus.

La réalité des stages est un sujet qui a fait beaucoup couler d’encre ces derniers temps et cette réalité n’échappe pas au domaine de l’administration. Néanmoins, les facteurs qui poussent l’association à se positionner sont différents de ceux observés ailleurs sur le campus. En effet, l’APMAL semble constater un traitement inéquitable des étudiants étrangers face aux étudiants ayant le statut de résident permanent ou aux citoyens canadiens. Nous croyons que dans un milieu académique, il est primordial d’éviter de tomber dans un système à deux vitesses où les services ne sont pas équivalents pour les étudiants.

Proposition de prise de position 14 Février 2019

Introduction

La proposition ci-dessous traite de la réalité des étudiants internationaux qui viennent compléter un programme d’étude au deuxième cycle à la Faculté des Sciences de l’Administration de l’Université Laval. Le sujet principal de la proposition concerne la réalisation de stage de fin de programme pour les programmes de MBA.

Mise en contexte

Actuellement, un étudiant étranger qui étudie à l’Université Laval doit détenir un visa d’étude. Les modalités du visa d’étude sont déterminées par le gouvernement fédéral. De façon générale, un étudiant étranger détenant un visa d’étude est autorisé à étudier et à travailler un maximum de 20 h à l’extérieur de l’université pendant la session d’automne et d’hiver. Pendant la période estivale, cette limite n’est plus présente.

Réalité des étudiants étrangers au deuxième cycle à la FSA.

Un étudiant étranger détenteur d’un visa d’étude doit donc étudier à temps plein dans son programme de deuxième cycle à la FSA. Pendant la session d’automne et d’hiver, ce dernier peut travailler un maximum de 20 h. La majorité des étudiants étrangers travaillent donc à temps partiel dans le but de couvrir leurs dépenses. Tant que l’étudiant est encore au point d’avoir des cours (en classe ou à distance), cette limitation n’est pas problématique puisque l’optique principal de leur séjour est d’étudier. Néanmoins, en fin de parcours, l’étudiant étranger (comme tout autre étudiant, peu importe son statut légal au Canada) aura le choix [dans certains MBA] entre réaliser un stage d’intégration ou réaliser un projet académique de fin d’études (communément appelé essai dans le langage étudiant).

La réalité des étudiants étrangers apparait lorsque ces derniers veulent opter pour le stage d’intégration et qu’ils sont limités à 20 h de travail à l’extérieur du campus. En effet, il est reconnu que la majorité des employeurs embauchant des stagiaires, qui font un stage dans le cadre de leur MBA, voudront que ces derniers travaillent à temps plein. Ainsi, un étudiant pouvant légalement travailler 35-40 h pour son stage, sera avantagé par rapport à l’étudiant international.

Enfin, il est important de noter que les étudiants inscrits à un programme de MBA le font principalement dans une optique professionnelle. Il est reconnu que l’expérience en milieu professionnel est beaucoup valorisée par les employeurs. Ainsi, un étudiant ayant une expérience professionnelle (via un stage) risque d’être avantagé par rapport à un étudiant ayant fait le choix du projet d’étude lorsque ceux-ci arriveront sur le marché de l’emploi une fois leur diplôme en main. Cette affirmation n’est pas une norme, mais une observation faite par votre association étudiante au cours des années.

Solutions actuelles des étudiants étrangers pour la réalisation de leur stage

Les étudiants étrangers qui veulent faire le choix de faire le stage de fin d’études ont deux options

  1. Le faire à la session d’Automne ou d’Hiver, tout en étant limité à un nombre maximum de 20 h.
  2. Le faire à la session d’été sans aucune limitation sur le nombre d’heures.

Problématique avec l’option 1

Cette option entraine un désavantage de leur candidature par rapport aux étudiants pouvant travailler plus de 20 h pendant cette période. Bien que ce ne soit pas systématique, il est reconnu que la majorité des employeurs cherchent des étudiants pouvant travailler à temps plein pour la réalisation de leur stage de MBA.

Problématique avec l’option 2

Bien que cette option ne limite pas l’étudiant sur le nombre d’heures de travail, elle l’oblige à faire son stage en été. Prenons par exemple un étudiant qui termine ses cours à la session d’automne. Ce dernier devra attendre une session avant de pouvoir faire son stage. Le tout retarde donc sa diplomation.

Nouvelle solution possible

L’association reconnait que la Loi ne peut évidemment pas être modifiée. Néanmoins, une disposition de la loi implique qu’un étudiant étranger peut obtenir un permis travail [Permis Coop] pour réaliser son stage de fin de programme, tout en ayant son permis d’étude. Cette disposition implique que l’étudiant peut faire une telle demande si :

« Vous êtes en possession d’une lettre de votre école qui confirme que tous les étudiants qui font partie de votre programme doivent accomplir des placements professionnels pour obtenir leur diplôme ; »1

Argument de la FSA sur la situation

Un échange entre l’APMAL et la FSA nous a permis de connaître la position de la faculté sur la question. Selon la FSA, ils ne peuvent pas émettre ce genre de lettre en raison de l’aspect optionnel du stage pour les étudiants inscrits à un programme de MBA.

En effet, un étudiant inscrit dans certains MBA a l’option de réaliser un stage ou un projet académique (essai) pour obtenir leur diplôme. Néanmoins, la situation actuelle semble enlever aux étudiants étranger le libre choix entre les deux options pour la session d’automne et d’hiver. Ces derniers sont donc obligés de réaliser un projet académique et l’argument du « libre choix» ne semble plus être applicable.

Considérant les points soulevés ci-dessus ;

Considérant que les étudiants doivent tous être traités de façon équitable ;

Considérant que la situation actuelle désavantage les étudiants étrangers par rapport aux étudiants canadiens ;

Considérant que les étudiants étrangers composent une partie non négligeable des membres de l’APMAL;

Considérant que la première et la troisième mission de l’APMAL, tel que décrit à l’article 3 de la charte, stipulent que l’association doit :

« Défendre les droits de ses membres »
« Préparer les membres au monde professionnel »

Considérant que l’article 3.4 de la « Déclaration des droits des étudiants et des étudiantes à l’Université Laval » stipule que :

« Les étudiants et les étudiantes ont le droit d’être représentés par des étudiants et des étudiantes, membres à part entière, au sein des comités, commissions et conseils prévus aux statuts et règlements et dont le mandat traite explicitement de leurs conditions d’études et de vie à l’Université »

1 https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier- canada/travail/stagiaire.html

Résolutions

« Que l’APMAL se positionne en défaveur face à la position de la FSA [sur le dossier des stages] et fasse le nécessaire pour permettre aux étudiant(e)s étrangers en situation semblable de ne plus être désavantagé(e)s par rapport aux étudiant(e)s canadien(ne)s [ou ayant le statut de résident permanent] lors de la réalisation d’un stage d’intégration en entreprise.»

« Que l’APMAL réitère que l’ensemble des étudiant(e)s doivent être traité(e)s de façon équitable, et qu’aucun étudiant(e) ne devrait être avantagé(e) par rapport à un autre dans la poursuite de leurs objectifs académiques et professionnels lors de leur passage à l’Université Laval. »

2019-02-22T10:21:57+00:0014 février 2019|